novembre 7, 2009

La revoir après 3 ans de séparation (Le spectacle du quotidien, Xe Biennale de Lyon)

Les retrouvailles par hasard avec le travail d’AGNÈS VARDA m’ont fait revoir mon rêve et ma passion pour l’avenir.
 
A Paris en 2006, il y a eu une exposition de la réalisatrice AGNÈS VARDA sur le thème de L’ILE ET ELLE à la FONDATION CARTIER. Je me suis souvenue que cet été-là il faisait très chaud et de m’être sentie isolée. J’ai commencé la première année à l’école d’art dans l’espoir de déployer mon rêve à l’étranger. Je me suis mise à naviguer sur une mer nommée ART sans avoir peur. C’était un moment chaud, avec la force de l’idée profonde et la création, je me suis sentie traverser les hautes vagues. Mon premier pas n’étais pas facile. En naviguant sans en connaître la fin, j’étais remplie de peur et de la perte de confiance en moi. AGNÈS VARDA, son exposition m’a donné une nouvelle énergie et de l’esprit.

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Il y avait des objets, des séries du photos et des vidéos… L’installation des objets quotidiens avec une couleur crue, une vidéo de la tombe d’un chien décorée avec des coquillages et des fleurs et une musique amusante en fond sonore. J’ai été intéressé par son humour sur la vie quotidienne. J’avais une nouvelle passion pour mon travail grâce à sa vision profonde mais son expression légère et son sentiment du comique.

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J’ai trouvé par hasard ses oeuvres de L’ILE ET ELLE à la Sucrière. Quelle chance!! Pour les étudiant en art, il n’y a peut-être pas de plus grande joie que de voir une oeuvre de leur artiste préféré.
 
Malheureusement, à la Biennale de Lyon, il n’y avait que deux de ses oeuvres présentées. J’étais un peu déçue de trouver seulement deux installations. Et j’ai trouvé que l’ambiance dans l’espace était en désordre à cause du mélange avec des installations d’autres artistes. Quelle que soit la présentation de son travail, cette année, pas si calme qu’avant, revoir son oeuvre était comme une bouffée d’air pur pour moi qui voyage sur une mer d’ART depuis 5 ans.

Hee-Yeon KIM, étudiante coréenne, 5° année art

novembre 5, 2009

L’argent, c’est tout ce qui compte !?

« La rareté et les chefs d’œuvre » est le titre d’une de mes émissions coréennes préférées. Dans les épisodes typiques de l’émission, des propriétaires d’objets d’antiquité espèrent évaluer le prix de trois d’entre eux. Ces antiquités sont analysées par un groupe de quatre commissaires priseurs, chacun d’entre eux étant spécialiste dans la céramique, la peinture, les meubles ou la calligraphie. Pour chaque objet, on raconte son histoire, la façon dont il a été trouvé et ce qu’il signifie pour son propriétaire. Cette émission est pour les spectateurs une invitation à un voyage vers le passé.

La dernière fois, une personne âgée a présenté un pot à épices en porcelaine qui s’était transmis de génération en génération dans sa famille. Je n’oublierai jamais ce monsieur à l’air très fier, un peu tendu et qui parlait avec verve. La date de naissance de cette petite merveille se situait au 16ème siècle, elle était utilisée par le peuple, pas par les aristocrates. Sa simplicité et sa sobriété m’ont charmée dès son apparition à l’écran.

Comme toujours, au moment où le prix devait être révélé, j’ai serré les mains sur mon cœur et retenu mon souffle. Le son du panneau électronique qui désigne le prix me donnait de légères vibrations dans tout le corps. Et voilà son prix ! “Quoi ? Ce n’est pas vrai !” Je n’en revenais pas, je n’en croyais pas mes yeux ni mes oreilles.

Le visage du propriétaire exprimait mille sentiments sans aucune parole. Hélas, ce pot ancien n’était nullement apprécié à sa juste valeur. De façon insensée, on accordait à cette porcelaine de 500 ans une valeur à mon avis trop basse. A vrai dire, cet événement est fréquent. Car même les antiquités ne peuvent se libérer de la loi de l’offre et de la demande d’aujourd’hui.

Ni les 500 années passées à garder en vie cette matière fragile, ni l’esprit persévérant et dévoué de l’artisan qui apparait dans le processus de fabrication n’ont été pris en considération. Et la porcelaine de l’arrière, arrière, arrière….grand-mère a quitté l’écran avec son propriétaire dépité… Je suis restée assise un certain temps à ma place, avec un goût amer dans la bouche…

 Hyojin SEONG, étudiante coréenne, 5° année design

 Baekjacheolhwaseungmunbyeong (petite bouteille en porcelaine blanche avec un motif de corde)
Treasures No. 1060
National Museum of Korea

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novembre 4, 2009

Elles@centrepompidou

“elle@centrepompidou” peut apparaître comme un manifeste : la présentation de ses 500 collections au féminin dans un espace de 8000㎡, pour la première fois au monde, une mise en valeur et en perspective de ces grandes figures d’artistes oubliées.

En 1989, les Guerilla Girls ont lancé la question: ” Est-ce que les femmes doivent être nues pour entrer au Metropolitan Museum ?” puisqu’elles se sont rendu compte qu’au Metropolitan Museum of Art de New York , moins de 5% des artistes dans la section d’art moderne étaient des femmes, mais que par contre 85 % des nus étaient des femmes. Aujourd’hui, leurs affiches sont devenues une partie de l’exposition et on remarque pas loin d’ici, un autre repère artistique capital : le Louvre, qui possède 35000 oeuvres mais aucune émanant d’un artiste féminin. La conservatrice Camille Morineau a indiqué qu’avant, personne n’avait réfléchi à la raison de cette absence d’œuvres de femmes au Louvre, et maintenant ils ont commencé à discuter de ce thème.

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Ni féminin ni féministe, le principe de l’exposition est de montrer et de rendre hommage à des artistes : photographes, architectes, vidéastes, cinéastes, performeuses, designers…sont regroupé en 7 chapitres : “pionnières”, “feu à volonté”, “corps slogan”, “eccentric abstraction”, “une chambre à soi” et “le mot à l’œuvre”.

On commence par le 5ème étage, où sont disposées les oeuvres des avant- gardes de 1920-1960. Suzanne Valadon, Frida Kahlo, Sonia Delaunay, Dora Maar, Joan Mitchell occupent la même place que Picasso, Mark Rothko et Marcel Duchamp, avec lesquels on peut faire une rétroaction historique du Symbolisme, Cubisme, Expressionnisme, Expressionnisme abstrait, Dadaïsme, Futurisme, Surréalisme, Minimalisme et Installations.

Au 4ème étage, on passe du côté “contemporain” à “actuel”, les traces des artiste masculins ont complètement disparu et les oeuvres de Sophie Calle, Pipilotti Rist, Annette Messager, Louise Bourgeois répandent des éclats éblouissants.

Un détail intéressant : les cartels ont changé, du style minimaliste on peut lire maintenant des extraits des explications des artistes et des commentaires des philosophes. Les objets exposés sont alternatifs et renouvelables. Cela nous donne une impression fraîche et accessible.

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Lei TIAN, étudiante chinoise, 3° année communication

Plus de renseignements sur le site du Centre Pompidou.

novembre 4, 2009

Fenghuang

Fenghuang signifie « phénix » en chinois. C’est un animal fabuleux qui est beaucoup utilisé dans la mythologie chinoise et c’est aussi le nom d’un petit village du Hunan en Chine. La Chine est un pays immense, elle a différentes cultures dans chaque région.

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Fenghuang se situe au bord de la rivière Tuo Jiang , elle est de culture Miao qui est une des 56 ethnies chinoises. La signification de Miao est « Riz cru », c’est donc en rapport avec la culture agricole. Pendant les vacances, je suis allée à Fenghuang avec mes amis pour découvrir une autre vision de la Chine. Fenghuang est un peu loin de la ville principale du Hunan (Changsha). De Changsha à Fenghuang, il y a cinq heures de bus.

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Quand nous sommes arrivés, nous étions étonnés par les paysages : c’était vraiment joli! Après nous être installés dans une auberge de jeunesse, nous sommes sortis pour faire une petite promenade. Nous avons vu des maisons en pierre près de la rivière Tuojiang. Elles étaient dans le style architectural traditionnel. Ce qui m’a le plus surprise, ce sont les petits marchepieds de pierre qui permettent de traverser la rivière comme si on marchait sur le mur d’un barrage avec un bruit étourdissant. 

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Autour de ce petit village, il y a des montagnes qui produisent toujours un peu de brouillard, l’ambiance me semble très poétique et me donne l’impression irréelle d’être dans une peinture chinoise. Dans les ruelles, il y a de petites boutiques sympathiques qui vendent des vêtements, des bijoux et des bonbons : celle-ci fabrique notamment des bonbons au gingembre. Le sucre est chauffé puis étiré, comme dans beaucoup de bonbons français mais le goût du gingembre piquant domine. Ce sont tous des produits artisanaux.

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Nous avons ensuite visité l’ancienne demeure de Shen Congwen qui est un écrivain chinois contemporain très connu. Il était très intéressant de découvrir sa vie. Après cette visite, nous sommes arrivés à Tuo Jiang (le nom de la rivière qui traverse ce petit village) où nous avons fait un tour de bateau. C’était très agréable. Fenghuang se situe dans une région où les gens mangent très épicé. La nourriture était très différente de celle la région de Canton (qui est ma région d’origine) mais c’était bon malgré la robustesse des épices. 

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Quand la nuit tombe, le village s’anime. Il est illuminé de partout. C’est un paradis pour les jeunes. Il y a beaucoup de bars qui sont ouverts toute la nuit. Les marchands ambulants installent leurs stands pour vendre des repas légers devant la rue de l’auberge de jeunesse. On peut donc acheter à manger toute la nuit.

Fenghuang était un village très calme avant. Maintenant, il est en train de perdre ses origines et devient plus en plus commercial. Je pense que c’est un lieu très intéressant qu’il faut aller voir au moins une fois dans sa vie. Ce voyage fut très instructif pour moi et je vous invite à aller le découvrir pour vous baigner dans une autre culture.

Ting Ting ZHANG, étudiante chinoise, 3° année design

novembre 2, 2009

Le Palio à Sienne

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Dans notre vie, on aime plus ou moins les compétitions. On les considère parfois comme une grande fête, surtout les compétitions sportives. Comme la Coupe du monde, la plus célèbre compétition sportive dans le monde entier aujourd’hui, est organisé alternativement dans différents pays ayant candidaté. Une fois tous les quatre ans, beaucoup de gens suivent de près ce grand jeu. Leurs joies,  leurs déceptions, ils partagent toutes leurs émotions avec leurs équipes préférées et les autres, ces jours sont leur grande fête.

Pourtant, il y a une ville, ses habitants peuvent faire ce genre de fête deux fois par an. C’est une vraie compétition et en même temps aussi une grande fête pour eux. Cet été, j’ai fait un petit tour en Italie. Le 16 août, quand je suis arrivé à Sienne, je suis tombé sur une des plus grandes fêtes siennoises : Le Palio. En fait, le Palio a lieu 2 fois par an, le 2 juillet et le 16 août. Les origines du Palio de Sienne n’ont jamais été expliquées précisément. On dit qu’il existait déjà bien avant 1310, l’année où l’on a consacré l’institution officielle du Palio, qui devait avoir lieu le 16 août en l’honneur de l’Assomption. En 1656, un second Palio a eu lieu le 2 juillet, qui est reconnu officiellement comme une institution en l’honneur de la Vierge de Provenant.

Le Palio siennois, on l’appelle aussi Le “Palio des Contrades”. Les Contrades sont en fait les quartiers siennois, ils étaient nombreux au début, mais il n’en reste actuellement que dix-sept. Chaque Contrade a son propre nom symbolique et son propre blason. Ils sont curieux, par exemple, comme la Chouette, l’Escargot, la Tour etc. Chaque Contrade a aussi son siège, son oratoire, son musée. Chaque Siennois vit la vie de sa Contrade, ils sont étroitement liés à leur propre Contrade. Les Contrades qui participent chaque fois à la compétition pour remporter le Palio sont au nombre de dix.

Le jour du Palio, le moment plus important pour les Siennois, c’est les courses de chevaux. C’est la compétition entre les dix Contrades sélectionnées par un tirage au sort chaque année. La course a lieu environ en fin d’après-midi. Avant la course, il y a des défilés qui sont organisés par chaque Contrade partout dans les rues de la vieille ville. Ils se déguisent en costumes du Moyen-âge. Dans chaque défilé, d’abord c’est le tambour, qui donne le rythme de la marche.

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Ensuite ce sont les deux porte-drapeaux, qui déploient leurs drapeaux au rythme du tambour, le moment plus émouvant et noble est le lancer du drapeau. Les porte-drapeaux lancent leurs drapeaux en l’air, les drapeaux se croisent en haut, puis chaque porte-drapeau récupère le drapeau de l’autre. Quand ils réussissent, tout le monde applaudit.

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Puis, c’est le jockey avec ses suivants. C’est lui qui va rivaliser avec les jockeys des autres Contrades. Le jockey peut être un héros de sa Contrade, aimé ou détesté selon son résultat. A la fin, c’est la troupe de supporters qui viennent de la même Contrade. Les supporters ne se déguisent pas, par contre ils portent le foulard avec le symbole de leur propre Contrade. Ils suivent leur jockey, chantent et encouragent. La manifestation commence au début de l’après-midi. A environ dix-sept heure, tous les défilés se réunissent sur la place centrale – Il Campo, en même temps la fête commence officiellement.

Tout le public se trouve au centre de la place et est enfermé à l’intérieur des barrières, à partir du moment où chaque défilé rentre dans la place, le public ne peut pas sortir jusqu’à la fin de course.

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A l’extérieur, entourant le public, c’est la piste de course, d’abord c’est l’orchestre qui rentre, il joue de la musique en marchant. Puis le défilé de chaque Contrade rentre par ordre, à part leurs troupes de supporters. Chaque défilé fait le même spectacle comme il l’a fait quelque temps avant dans la rue, mais cette fois plus sérieusement. Quand tout le défilé rentre et fait un tour sur la place, c’est le « Carroccio », un rappel du moment historique siennois, et après la compétition commence sérieusement.

Pour un voyageur comme moi, on s’intéresse plutôt au défilé qu’à la course. Les déguisements, le lancer de drapeaux, ce sont les moments  les plus émouvants pour moi, mais les Siennois ne sont pas d’accord avec moi. Même si ils préparent le défilé pendant douze mois par an. Pour les Siennois, le moment le plus important est toujours la course, malgré le fait que cette course avec ses trois tours du ” Campo ” ne dure qu’une trentaine de secondes.

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Après la fin du défilé, les dix jockeys et leurs chevaux, qui représentent chacun leurs Contrades, se positionnent sur la ligne de départ selon l’ordre établi par un nouveau tirage au sort. Le départ est donné lorsque le dixième cavalier se place sur la ligne du départ. C’est donc le dixième cavalier qui décide du moment du départ. En fonction de la position des cavaliers sur la ligne de départ, et puis en fonction des alliances avec les autres Contrades, parfois le dixième cavalier met plusieurs heures à prendre sa décision. Cette fois on a attendu au moins une heure et demie qu’il se décide. C’est le moment plus ennuyeux pour moi, et plus émouvant pour les Siennois, ils poussent des cris de joie quand leur cavalier prend une bonne place, en contraire ils hurlent quand il prend une mauvaise place. Quand la course commence, après trois tours de la place, la compétition est finie.  

Pour les vrais Siennois, c’est une vraie compétition, le Palio est comme leur vie. Le résultat de la course est très important pour eux. Comme il n’y a qu’un vainqueur, tous les autres sont des vaincus. Entre les différentes Contrades, ils se battent souvent surtout après la fin de la course. Même la course n’est pas toujours joyeuse, parfois elle est dangereuse et violente, pour être vainqueur, les cavaliers se font obstacle, se frappent et tombent. C’est une tradition sanglante depuis le début.

Après la course, la foule s’en va. Pour éviter de tomber sur une bagarre, les voyageurs se dépêchent de partir loin de la ville. Les Siennois restent et se réunissent avec leurs propres Contrades. Le vainqueur continue la fête, les vaincus tombent en désespoir.

On dit souvent que la vie est comme un spectacle. A Sienne, on peut sentir toutes les émotions en une seule journée. Il y a de la joie, de la tristesse, du partage, des complots et de l’aventure … Donc pour moi, le Palio est plus qu’un spectacle.

Zheng ZHANG, étudiant chinois, 4° année design

novembre 1, 2009

Viarco

L’origine du crayon Viarco remonte à 1914, quand un groupe d’hommes d’affaires français construisit une usine à Vila do Conde (Nord du Portugal), appelé « Fábrica Portuguesa de Lápis » . Trois ans après l’ouverture de la fabrique, le pays a été touché par la Première Guerre mondiale, conduisant ainsi la fabrique de crayons presque à la faillite, pour la première fois au Portugal.

Les premières années de travail ont été investies dans la recherche de nouvelles idées, de l’équipement et des méthodes de production qui permettraient d’améliorer la qualité du crayon et de diversifier l’offre de produits. Après la production du crayon graphite et la création d’une gamme très variée de crayon industriels spécifiques, dans les années 70 a commencé la production de crayons de couleur.

Aujourd’hui, Viarco et une icône de l’histoire du Portugal, d’innombrables artistes réputés ont conçu des objets destinés à l’industrie liée Viarco, beaucoup de concepteurs comme Fernando Brizio et Miguel Vieira Baptista ont développé des caractéristiques de conception avec ces crayons. Les crayons Viarco sont l’un des produits les mieux vendues au Portugal. J’ai travaillé dans mon école il y a deux ans sur un projet pour Viarco, c’était un travail  très intéressant (Voici quelques photos de l’exposition de ces œuvres).

Viarco reste actuellement la seule usine de crayon au Portugal, et probablement l’un des plus polyvalentes au monde.

Maria BUSTORFF, étudiante portugaise, 3° année design

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octobre 30, 2009

Une voix touchant le coeur

«La voix doit sortir quand le sentiment te pénètre, comme si ton cœur était poignardé ! » (Citation d’un film coréen qui s’appelle «Seopyonje*», réalisé en 1993 par IM Kwon-taek).

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*Seopyonje : Un genre de «Pansori» (la musique traditionnelle de Corée, d’une grande difficulté vocale, accompagnée au tambour). La particularité notable de «Seopyonje» est une voix douce, émouvante et un allongement de la fin de voix.

Dans ce film, il y a trois personnages principaux : le père You-bong, sa fille Song-hwa et son fils Dong-ho. Ils voyagent de ville en ville pour vivre, une vie qui n’est pas facile .Ils se battent contre la faim et le chan­gement du pays dans les années 60, après la guerre. Ils essaient de développer un «Pansori» dans cette nou­velle génération. Mais un jour, son fils part de la famille car il ne peut plus rester avec son père alcoolique qui l’a forcé à apprendre le Pansori. Dong Ho tenait toujours à sa sœur Song hwa, son absence l’a rendu malade. Le père Yu bong avait peur que sa fille parte aussi et il l’empoisonne pour qu’elle soit non voyante. Après la mort du père, Song hwa et Dung Ho se rejoignent dans un bar inconnu. Malgré ces retrouvailles, ils se quittent encore.

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Dans ce film , on peut voir de magnifiques paysages qu’on ne peut plus voir aujourd’hui, surtout les chemins où ils passent en chantant le Pansori. C’est une des grandes qualités de ce film, je pense. Pour moi, le meilleur moment, c’est quand ils marchent sur le chemin et qu’ils chantent. C’est le seul moment où ils sont heureux, ça m’émeut beaucoup. Le Pansori est composé comme une discussion, ici ils chantent «Jin do Arirang» et ils ont modifié les paroles pour rendre cette chanson heureuse, pour se donner du courage.

Quand j’ai vu ce film, j’ai réfléchi que peut- être nous aussi, nous étions des nomades marchant entre des choix, des changements, des hésitations et des désirs. Voici le lien pour le film en VOST anglais mais la traduction est assez mauvaise !

http://www.youtube.com/watch?v=LiMc1q7LuQQ&feature=PlayList&p=01D7F1142B3C3C3A&index=0&playnext=1

Ji-eun CHO, étudiante coréenne, 3° année art

octobre 30, 2009

Enfin la fin !!…Euh…Et alors ?

Voilà. J’ai couru pendant cinq ans un marathon, j’ai sauté au-dessus d’innombrables haies, j’air nagé à contre-courant, j’ai fait de l’escalade sur les hautes montagnes et j’ai enfilé mes gants de boxe.

Et maintenant, quand je regarde ma médaille olympique, je suis fière. Mais pas seulement. Je me souviens de ces cinq années passées et quelque petits doutes émergent…

Mes chers camarades, pour que vous, vous puissiez profiter de votre future médaille sans aucun regret, j’ai envie de vous faire partager mes réflexions.

En cinquième année, il y a beaucoup de travail, il faut écrire un mémoire, développer votre projet personnel et préparer votre diplôme. Malgré tout, il est essentiel de préserver un peu de temps pour dessiner votre avenir.

« Mais comment ? » me direz-vous. Tour d’abord, en ne vous renfermant pas sur vous-même et en laissant de côté votre timidité. La chance ne frappe pas à la porte, on doit la chercher. Se mettre en valeur, faire des rencontres, croire en soi et montrer aux autres qu’on s’intéresse à eux et à leurs idées.

Il est aussi important de ne pas négliger l’étude du français en s’exprimant le plus souvent possible en français, même si les phases ne sont pas parfaites.

Et rappelez-vous que vous êtes uniques, restez authentiques et votre potentiel se remarquera.

Ainsi, une fois que vous aurez obtenu votre médaille, vous pourrez trouver plus facilement le chemin qui vous permettra de gagner une médaille plus brillante et précieuse.

Hyun-Kyung LEE, étudiante coréenne, post-diplôme design

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octobre 29, 2009

Coco avant Chanel

Je suis désolée, c’est peut-être un peu tard pour présenter ce film, parce qu’il est déjà sorti au début de l’année 2009. Mais juste la semaine dernière, j’ai vu ce film, je pense qu’il y a peut-être des gens qui ne l’ont pas encore vu, donc, j’aimerais bien vous le présenter un peu. J’espère que ça vous plaira.

  Ce film va nous raconte quelle Coco Chanel ? Coco avant Chanel, c’était quel genre de fille ? Les vêtements et l’atmosphère sont chics et beaux dans ce film. On remarque qu’il y a beaucoup de gros plans pour raconter cette histoire, c’est difficile pour les acteurs. Dans les gros plan, Audrey Tautou est un peu raide, c’est clair, elle ne montre pas bien la mentalité de Coco au moment où elle est chanteuse.

     On commence à imaginer. Si elle n’avait pas été une orpheline; si elle n’avait pas été pauvre ; si elle n’avait pas fait de couture le matin et du chant le soir pour vivre ; si elle n’était pas devenue la petite-amie secrète de Balsan pour rester chez lui ; si elle avait été plus indépendante et qu’elle avait eu l’opportunité de rencontrer des garçons, peut-être qu’elle ne serait pas devenue CHANEL..

    Elle disait que la couleur noir pouvait faire ressortir les yeux de la personne. Les carreaux, les pantalons de cheval, les habits de marine militaire, le costume. Ils n’ont jamais des couleurs magnifiques et ils n’a pas besoin d’accessoires, leur quintessence : tailler et assortir. Dès le moment où elle est chez monsieur Balsan, elle commence à passer des soirées avec ses amis (à lui) et elle commence aussi à donner quelques conseils aux les femmes. Depuis ce moment là, elle commence à montrer une aptitude innée. Elle commence à enlever des dentelles sur les chapeaux et crée des chapeaux qui sont plus petits et plus simples qu’avant. 

  Heureusement, à la fin de son séjour chez monsieur Balsan, elle rencontre son amoureux, c’est triste, les beaux moments sont toujours très courts, dans 3 ans, son amoureux mourra dans un accident de voiture. Elle ne se maria jamais.

  L’histoire finit avec un défilé de Chanel, Coco est assise sur l’escalier et regarde loin.    

  Peut-être que nous n’avons pas assez d’argent pour nous offrir des vêtements coûteux CHANEL. Mais je crois toujours que le vêtement Chanel est attractif, aussi l’histoire de la marque met en valeur les femmes indépendantes, la confiance en soi-même .

   C’est elle qui a dit : une femme, il faut l’habiller avec des vêtements féminins et il faut montrer obligatoirement la ligne courbe de la femme. Encore aujourd’hui, ça n’a pas changé du tout !!!

Nirui CUI, étudiante chinoise, 3° année design

octobre 28, 2009

Là, derrière ma fenêtre et mes murs

En face de notre appartement, il y a un grand bâtiment en construction. Voilà pourquoi j’entends chaque jour le bruit que produisent les ouvriers. À côté du chantier, il y a des appartements. Les habitants de cette maison laissent leurs balais sur les appuis des fenêtres. D’habitude les rideaux sont fermés. Si nous fumons à la fenêtre en même temps, ils ne m’aperçoivent jamais. La fenêtre est souvent ouverte, une fille est toujours devant l’ordinateur. À côté, c’est la grande terrasse à laquelle il n’est pas possible d’accéder. C’est un très bon endroit pour la fête.En bas, il y a quelque restaurant et bars. C’est pour cela qu’on peut entendre parfois quelqu’un faire la fête.

Les voisins sont tranquilles mais quand ils marchent à l’étage supérieur, nous entendons leurs pas. Quand ils regardent un film, ils semblent être sourds. On peut toujours entendre quand les voisins partent ou reviennent du travail. Le propriétaire a dit que nos voisins écoutent AC/DC mais je ne les ai jamais entendus. Le plus insupportable est le samedi après-midis, quand quelqu’un se marie et qu’ils font tous du bruit. Heureusement le dimanche, cette ville donne l’impression d’être une ville morte et à ce moment, je peux jouir pleinement du son des pas des voisins.

Krista OSE, étudiante lettone, 3° année design

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