novembre 23, 2009

Un été à Busan

Pendant les vacances d’été, un ami français à moi est venu en Corée à Busan. Il est resté pendant 10 jours. Donc, j’ai fait le guide pour lui. Je voulais lui montrer beaucoup de paysages en Corée. Dans un premier temps, je l’ai présenté mes parents, ensuite on a dîné. C’était un peu difficile comme communication parce que j’ai fait l’interprète. C’était dur….

Busan  est au-dessus de la mer. Alors je lui ai montré “Gwangalli”. “Gwangalli” est un pont très connu. Il passe au milieu de la mer. Le pont est plus beau la nuit, très lumineux. Mon ami s’est bien amusé. Il a pris beaucoup de photos.

Il y a longtemps, la Corée fut le pays du Bouddhisme. C’est pour ça qu’on a plusieurs restes archéologique datant de la période bouddhiste. Nous sommes allés dans un temple vers la banlieue de Busan. Mon ami étudie aussi l’art, donc il était intéressé par la peinture sur le mur du temple. On a mangé du “Bibimbap” : riz cuit mélangé avec de la viande et des légumes, servi avec de la purée de piments. Quand il est arrivé en Corée, c’était dur pour lui de manger le plat pimenté. Mais il m’a dit que petit à petit, il devenait Coréen.

Sa chose préférée en Corée, c’est la culture de nuit. En France, la majorité des magasin ferme à 19 heures. Nous commençons à 19 heures. Un jour, il est allé en boîte de nuit avec un ami coréen. Il était vraiment amusé par la nuit de Corée.

Même si la communication était difficile, mes parents étaient heureux. S’il revient en Corée, la prochaine fois je lui montrerai plus de choses que cette année.

 Eun-Sun HUH, étudiante coréenne, 3° année communication

 

novembre 22, 2009

Emilie Sengelin

En complément du cours de jeudi dernier sur La Poudrière, voici un autre film d’animation d’Emilie Sengelin :

NB : un “boute-en-train” est une personne qui est joyeuse, qui amuse les autres gens.

novembre 22, 2009

La nuit sera fraîche ou le véritable plaisir d’une tasse de chocolat chaud

J’adore les sports d’hiver. Chaque hiver ou quand le froid arrive, je profite de la neige et de la glace. Mon copain et moi pratiquons le snow-board hors piste et l’ascension de cascades de glace. Nous essayons sortir dès que c’est possible car parfois les condition météo ne sont pas toujours favorables: Evidemment, on évite le brouillard (« purée de pois ») et les risque d’avalanche (même si on s’est équipés d’un ARVA). Cette année, j’ai déjà fait deux sorties en snow-board. Pour trouver la neige, il fallait aller loin et monter haut. Et quand il fait doux et sec, les cascades de glace sont très loin d’être formées. Ces deux passions m’offrent des sensations diverses. Je veux dire que je n’ai pas les même (sensations) pour les deux. L’activité où il n’est pas négligeable d’avoir davantage de patience et de courage par rapport aux autres activités d’hiver, c’est la cascade de glace.

Je vais vous raconter une sortie de l’année dernière. La première chose désagréable, c’est de se lever très tôt : environ quatre-cinq heures du matin, se préparer rapidement,  prendre la voiture et arriver au parking avant huit heures. Il est très important d’être premiers, à l’attaque, car malgré tout ce nombre des cascades nous ne serons pas les seuls sur la voie. S’il y avait déjà une cordée devant nous, il faudrait attendre trente minutes -une heure pour respecter les simples règles de sécurité Tout le monde n’aime pas attendre car le froid ne ménage personne. Même moi qui ait vécu pendant seize ans à l’extrême nord, je déteste avoir froid; et parfois cela m’empêche de pratiquer mes loisirs. Ce n’est pas ce qu’il faut aimer le froid, plutôt être prêt à le rencontrer psychologiquement. Et donc pour la première fois nous avions décidé d’arriver la veille au pied de la cascade et de dormir dans la camionnette. Nous avions pris tous ce qu’il faut pour avoir chaud et néanmoins … Nous étions congelés. Nous avions mal dormi, mais comme récompense nous étions les premiers à l’attaque. Pendant la nuit, il faisait moins quinze dehors et la température dans la camionnette était également négative puisque on a trouvé l’eau dans les bouteilles complètement gelée, ce qui nous a obligé à faire fondre de la neige pour notre petite déjeuner. Le pire, c’est que la force que nous n’avions pas récupérée pendant la nuits nous a manqué Nous l’avions senti dès le début…

En arrivant chez nous, à la maison on a démarré un feu dans la cheminée. Nous avons pris une tasse du chocolat chaud devant le feu et nous avons partagé nos sensations sur cette aventure. Ce n’est qu’à ce moment là, en étant au chaud et complètement lessivés qu’on comprend tout le bonheur et le plaisir. Comme par hasard, la voie que nous avions faite s’intitulait « La nuit sera fraîche ».

 Irina Furby, étudiante russe, 5° année design

novembre 19, 2009

La Maison Martin Margiela

En octobre 2008, la Maison Martin Margiela a fêté ses 20 ans d’existence. A cette occasion, l’Antwerp Fashion Museum présente une exposition spéciale, Maison Martin Margiela (20)-The Exhibition. L’exposition a été ouverte jusqu’en février 2009 et après elle a été transférée à Munich  Haus der Kunst jusqu’en juin.

Martin Margiela a terminé ses études à l’Antwerp Academy, dans la section mode, en 1988. Il a travaillé comme assistant de Jean Paul Gaultier. Avec Jenny Meirens, il a fondé la Maison Martin Margiela et le premier défilé a eu lieu la même année en octobre. Dès le début, Martin Margiela a voulu laisser la mode parler par elle-même. Toutes les interviews sont données sous le nom de la Maison mais il n’est jamais apparu dans des photos ou aux défilés, son identité restant encore inconnue. La Maison Martin Margiela est connue pour son approche déconstructiviste et pour l’usage des matériaux (tissus) de seconde main.

Maison Martin Margiela 20 n’est pas une rétrospective classique mais elle approche les thèmes Margiela, en incluant des images de défilés, créations, croquis des vitrines et des magasins, ainsi que les règles de communication si atypiques de la Maison Margiela. Exclusivement pour cette exposition, Martin Margiela vient avec des créations en édition limitée qui ont été en vente pendant la durée de l’exposition, à la réception du musée, dans un espace spécialement dédié. Pour les amateurs, on peut voir une création de la Maison Martin Margiela aussi à Saint Etienne au Musée d’Art et Industrie – une veste faite seulement en bandes élastiques.

Andra HANDARIC, étudiante roumaine, 3° année art

 

novembre 18, 2009

Mon préféré : Francis Lawrence

Une journée comme les autres, j’étais assise devant mon ordinateur avec ouverte la page d’accueil de Facebook. Dans les nouvelles affichées j’ai trouvé un élément qui a attiré mon attention, “Bad Romance” en était le titre, “la dernière vidéo de Lady Gaga, le phénomène musical du moment et nouvelle icône de la musique internationale”.

Lady Gaga est une chanteuse particulière, non pas à cause de ses chansons pop, mais pour les vêtements excentriques qu’elle porte et qu’elle conçoit et dessine, de véritables oeuvres d’art pour moi! Après avoir vu la vidéo et être restée fascinée par les images, j’ai immédiatement effectué une recherche pour savoir qui était le réalisateur, et j’ai découvert qu’il n’était autre que le grand Francis Lawrence !

 Ce que je veux présenter ici, c’est le travail du réalisateur de film, l’américain Francis Lawrence, mieux connu pour sa riche production de vidéo-clips, même si ses films ne sont pas moins intéressants. Francis Lawrence a débuté en 2005 dans ses premiers projets derrière la caméra, même si en réalité il avait déjà travaillé dans le monde du cinéma depuis l’année 1994, où il s’était occupé de la photographie d’un film japonais.

Constantine

Son premier long métrage, Constantine, est une histoire de la bande dessinée Hellblazer ; Lawrence est en mesure de diriger parfaitement les acteurs, réussissant à leur faire donner le meilleur dans les scènes encore plus difficiles. La caméra n’est pas étouffée par les effets spéciaux, mais recherche toujours les meilleurs rythmes et espaces, cherchant parfois une profondeur de champ inhabituelle pour une production à grande échelle. L’image suit la tendance de l’histoire, en nous aidant à nous plonger dans le conflit inhabituel entre deux «superpuissances», qui jouent aux échecs le sort de la terre.

 

I am legend

En 2007 le réalisateur revient à la charge et dirige Will Smith dans sa meilleure performance, dans I am legend extraite du roman de Richard Matheson. Plein de calme et de réflexion, il veut creuser plus profondément la psychologie du personnage et construit et l’entretient la tension grâce aussi à de longs moments d’introspection. Les émotions sont présentes et vous pouvez presque les entendre.

La photographie de Andrew Lesnie, colorée et luxuriante, remplit les yeux du spectateur et nous montre une ville abandonnée victime de la déclaration de la nature. New York est vaste mais aussi désespérément vide et immobile. L’impact est donc très fort sur le spectateur. La caméra se déplace dans la scène avec beaucoup de talent, partage les craintes et le sentiment de solitude du protagoniste. Pendant la journée, nous ressentons un sentiment de paix constant, une ville silencieuse où la lumière filtre d’entre les bâtiments, on voit des inondations de jaune dans les rues vides maintenant recouvertes par la végétation.

Deux films, à mon avis extraordinaires, plus que pour les effets spéciaux, notamment pour l’implication émotionnelle qu’ils créent chez le spectateur.

J’ai choisi de parler de lui, parce ses vidéos m’ont passionnée, avant même de savoir qui était cette per­sonne, avant même de savoir qui était le réalisateur de ces vidéos.

Ces images m’ont fait rester des heures devant l’écran, à re­garder les mêmes images qui se répétaient devant mes yeux.

Chaque fois qu’une vidéo me frappe aussi beaucoup, je rêve, rêve du jour où je créerai un produit similaire, qui collera les gens devant l’écran pendant des heures, une vidéo qui arrivera en trois jours à 10 millions de visites et 50 mille commentaires …

Quelques clips vidéos, vraiment célèbre pour la collaboration du réalisateur avec des artistes majeurs, je n’en citerai que quelques-uns, comme :

- Aerosmit – Jaded, 2001

- Avril Lavigne – Sk8er Boy, 2002

- Justin Timberlake – Cry Me A River, 2002

- Gwen Stefani – What You Waiting For?, 2004

- Jennifer Lopez – Get Right, 2005

- Black Eyed Peas – Pump it, 2006

- Lady Gaga – Bad Romance, 2009

(j’en oublie beaucoup, Natalie Imbruglia, Goo Goo Dolls, Alanis Morissette, Garbage, Janet Jackson, Missy Elliott, Britney Spears, Backstreet Boys, Child Destiny …) tous les artistes majeurs sont passés devant son appareil.

Je termine en montrant les deux vidéos pour moi les plus folles de sa carrière et je pense qu’elles ont quelque chose en commun, comme des vêtements et quelques situations bizarres de la protagoniste, poussée et harcelée par les autres personnages, aussi la pose maladroite, en terminant par le même jeu de lumière pulsée qui suit le rythme de la musique. Et juste pour vous, un “behind the scenes” que j’apprécie dans toutes les vidéos. Je pense que vous allez l’aimer, comme je suis moi-même follement amoureuse de lui …

Claudia USAI, étudiante italienne, 3° année design

LADY GAGA – BAD ROMANCE

BEHIND THE SCENES

novembre 17, 2009

Un jeu coréen “Les hibiscus sont en fleurs!”

Aujourd’hui, je vous explique un jeu de Corée :

Je me  souviens que c’était mon jeu préféré quand j’étais enfant. 

Les règles du jeu :

1. tout le monde joue à « papier – caillou – ciseaux » pour choisir le joueur principal.

2. ce joueur, contre un arbre, crie “les hibiscus sont en fleurs !” en se cachant les yeux avec les mains, en même temps, les autres marchent vers lui.

Au moment où le joueur termine ces mots, il tourne la tête et puis les autres arrêtent leurs mouvements.(si quelqu’un bouge, cette personne devient le joueur et on recommence)

3. Au dernier moment, quelqu’un touche le joueur qui crie la phrase, et tout de suite, le joueur court vers les autres, en même temps, les autres courent aussi vers la ligne de départ pour éviter d’être touchés. Si le joueur saisit quelqu’un, le jeu est fini, cette personne devient le joueur !

Je crois que ce jeu existe aussi en France ou dans d’autres pays.

Mais, les règles sont-elles différentes ?

S’il y en a en France, il s’appelle comment ? Et puis quelles sont les différences ?

So Yong SHIN, étudiante coréenne, 1ère année

 

novembre 16, 2009

Poème dans un restaurant indien

Mon ami et moi, on fait des blagues en marchant.
On s’arrête pour voir le menu devant la porte d’un restaurant indien.
Il y a plein de plats qu’on pourrait imaginer.
En fait je reconnais le ’samossa’ qui a l’air un gros beignet de raviolis.

Le ’samossa’ que je goûte est piquant et salé avec une sauce rouge très mystérieuse.
  
Alors que j’explique le goût de samossa à mon ami,

la porte du restaurant s’ouvre et une belle dame qui a des cheveux très longs et noirs
s’approche de nous.

“Venez, rentrez, vous allez passer un bon moment.”
Son parfum est sucré et elle est vraiment charmante.
  
On s’assoit près de la vitrine devant laquelle elle nous a accueilli.
 
Un deuxième client arrive.
Un monsieur qui  porte des lunettes carrées et une moustache prend deux cartes.
Avant d’arriver à notre table, il enlève sa veste brune et la lance un autre table.
 
Pendant qu’on discute pour choisir les menus,

le troisième groupe, deux garçons arrivent et s’assoient à côté de nous.
 
Le monsieur remet sa veste.
 
La belle dame leur passe la carte en souriant.
Les garçons lui rendent le sourire en double.
 
Avec la difficulté de choisir les plats, notre table a une chaleur.
 
Le quatrième client, une dame assez âgée rentre seule dans un restaurant.
Elle s’assoit au milieu.
 
On commande les menus.
 
Les fleurs de carottes et radis avec samossa arrivent dans le hall.
La décoration de grandes formes en légume éclatant, avec la lumière au plafond.

Chan Hui YEOM, étudiante coréenne, 3° année art

novembre 15, 2009

Dan Perjovschi

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 Dan Perjovschi est un artiste contemporain en provenance de Roumanie, né en 1961 à Sibiu. Il est actuellement l’un des artistes contemporains les plus connus de Roumanie. Il s’agit d’un caricaturiste, illustrateur, écrivain, journaliste et auteur de performances. Ses oeuvres d’art sont une combinaison de dessins, caricatures, graffitis et sont représentés directement sur les murs des musées et autres espaces d’art contemporains.

      Perjovschi traite des questions sociales, politiques et culturelles actuelles dans ses dessins et il a eu un rôle important dans la culture roumaine. En meme temps, il est aussi l’illustrateur et auteur de nombreux articles pour le magazine culturel ”22” à Bucarest. Il a transformé l’environnement de conception, a l’a utilisé pour créer un objet, une performance et une installation. Dans la dernière décennie, Perjovschi a fait ses dessins spontanément dans les espaces du musées, permettant aux affaires mondiales et locales d’informer le public du résultat final.

     Dan Perjovschi a été connu après avoir ”décoré” les murs des musées européens comme à la Tate de Londres. Plusieurs de ses oeuvres sont une manifestation artistique anti-mondialisation. Par exemple, en 1999, Perjovschi a représenté la Roumanie à la Biennale d’Art à Venise, où il a couvert le sol du pavillon avec des dessins et des graffitis sur les questions politiques, dans l’ère post-communiste des pays d’Europe orientale et le rôle de l’art dans les échanges culturels avec l’Occident. Esquissé avec des marqueurs noirs, les dessins de Perjovschi disparaissent sous les pieds des visiteurs, ce qui est une claire allusion à l’érosion de l’identité est-européenne. Il a participé à la Biennale d’Art de Venise en 2007 et à la Xe Biennale d’Art de Lyon ”Le spectacle du quotidien”. La critique Emmanuelle Lequeux nous dit que Perjovschi reste attaché à son pays: ”A Bucarest, où il vit et travaille, il note les tressaillements de la planète et la mondialisation en cours.” ”La tristesse esthétique”, ”l’ironie mortelle, le discours binaire” avec une logique antagoniste ( noir/blanc, pauvres/riches, pays occidentaux/pays en développement ). Le contraste entre les conceptions des apparences ”enfantines” délibérément ”naïves” et une ”profondeur incontestable” seraient les caractéristiques dominantes du style de Dan Perjovschi.

 Il se concentre sur les enjeux et les événements liés à la mondialisation, la société de consommation, les institutions (art), la guerre, le réchauffement climatique, les arts médiatiques, tout en ayant une attitude fondée sur l’humour, encourageant le spectateur à méditer un instant sur un aspect de la réalité. Toutefois il les reproduit en utilisant la craie. Il a présenté des expositions à New York, au Portugal, en France, en Italie, au Royaume-Uni, en Espagne, en Allemagne, en Hongrie, en Suède, en Suisse, mais actuellement, il vit et travaille à Bucarest.

 Pour plus d’informations, voici le site officiel, ou faites une recherche Google !

 http://www.perjovschi.ro/

Diana Roxana OSAN, étudiante roumaine, 3° année art

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novembre 7, 2009

La revoir après 3 ans de séparation (Le spectacle du quotidien, Xe Biennale de Lyon)

Les retrouvailles par hasard avec le travail d’AGNÈS VARDA m’ont fait revoir mon rêve et ma passion pour l’avenir.
 
A Paris en 2006, il y a eu une exposition de la réalisatrice AGNÈS VARDA sur le thème de L’ILE ET ELLE à la FONDATION CARTIER. Je me suis souvenue que cet été-là il faisait très chaud et de m’être sentie isolée. J’ai commencé la première année à l’école d’art dans l’espoir de déployer mon rêve à l’étranger. Je me suis mise à naviguer sur une mer nommée ART sans avoir peur. C’était un moment chaud, avec la force de l’idée profonde et la création, je me suis sentie traverser les hautes vagues. Mon premier pas n’étais pas facile. En naviguant sans en connaître la fin, j’étais remplie de peur et de la perte de confiance en moi. AGNÈS VARDA, son exposition m’a donné une nouvelle énergie et de l’esprit.

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Il y avait des objets, des séries du photos et des vidéos… L’installation des objets quotidiens avec une couleur crue, une vidéo de la tombe d’un chien décorée avec des coquillages et des fleurs et une musique amusante en fond sonore. J’ai été intéressé par son humour sur la vie quotidienne. J’avais une nouvelle passion pour mon travail grâce à sa vision profonde mais son expression légère et son sentiment du comique.

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J’ai trouvé par hasard ses oeuvres de L’ILE ET ELLE à la Sucrière. Quelle chance!! Pour les étudiant en art, il n’y a peut-être pas de plus grande joie que de voir une oeuvre de leur artiste préféré.
 
Malheureusement, à la Biennale de Lyon, il n’y avait que deux de ses oeuvres présentées. J’étais un peu déçue de trouver seulement deux installations. Et j’ai trouvé que l’ambiance dans l’espace était en désordre à cause du mélange avec des installations d’autres artistes. Quelle que soit la présentation de son travail, cette année, pas si calme qu’avant, revoir son oeuvre était comme une bouffée d’air pur pour moi qui voyage sur une mer d’ART depuis 5 ans.

Hee-Yeon KIM, étudiante coréenne, 5° année art

novembre 5, 2009

L’argent, c’est tout ce qui compte !?

« La rareté et les chefs d’œuvre » est le titre d’une de mes émissions coréennes préférées. Dans les épisodes typiques de l’émission, des propriétaires d’objets d’antiquité espèrent évaluer le prix de trois d’entre eux. Ces antiquités sont analysées par un groupe de quatre commissaires priseurs, chacun d’entre eux étant spécialiste dans la céramique, la peinture, les meubles ou la calligraphie. Pour chaque objet, on raconte son histoire, la façon dont il a été trouvé et ce qu’il signifie pour son propriétaire. Cette émission est pour les spectateurs une invitation à un voyage vers le passé.

La dernière fois, une personne âgée a présenté un pot à épices en porcelaine qui s’était transmis de génération en génération dans sa famille. Je n’oublierai jamais ce monsieur à l’air très fier, un peu tendu et qui parlait avec verve. La date de naissance de cette petite merveille se situait au 16ème siècle, elle était utilisée par le peuple, pas par les aristocrates. Sa simplicité et sa sobriété m’ont charmée dès son apparition à l’écran.

Comme toujours, au moment où le prix devait être révélé, j’ai serré les mains sur mon cœur et retenu mon souffle. Le son du panneau électronique qui désigne le prix me donnait de légères vibrations dans tout le corps. Et voilà son prix ! “Quoi ? Ce n’est pas vrai !” Je n’en revenais pas, je n’en croyais pas mes yeux ni mes oreilles.

Le visage du propriétaire exprimait mille sentiments sans aucune parole. Hélas, ce pot ancien n’était nullement apprécié à sa juste valeur. De façon insensée, on accordait à cette porcelaine de 500 ans une valeur à mon avis trop basse. A vrai dire, cet événement est fréquent. Car même les antiquités ne peuvent se libérer de la loi de l’offre et de la demande d’aujourd’hui.

Ni les 500 années passées à garder en vie cette matière fragile, ni l’esprit persévérant et dévoué de l’artisan qui apparait dans le processus de fabrication n’ont été pris en considération. Et la porcelaine de l’arrière, arrière, arrière….grand-mère a quitté l’écran avec son propriétaire dépité… Je suis restée assise un certain temps à ma place, avec un goût amer dans la bouche…

 Hyojin SEONG, étudiante coréenne, 5° année design

 Baekjacheolhwaseungmunbyeong (petite bouteille en porcelaine blanche avec un motif de corde)
Treasures No. 1060
National Museum of Korea

SEONGHyojin