Je voudrais bien traduire un livre d’un auteur russe contemporain que j’aime depuis longtemps. Cette idée m’est venue dans la tête soudainement….
Un pote à moi m’envoie de temps en temps des colis avec la littérature russe qu’il a trouvé drôle. Et donc j’ai lu trois livres à la suite. C’était « Carnet d’un loup-garou », « Des chiffres » et « Omon Ra » de Victor Pelevin.
J’y ai retrouvé toutes sortes de gens (les personnages) naïfs, malins, généreux, envieux, etc que j’ai connus autrefois dans la vraie vie, sur fond d’ambiance grise, où règne le chaos et le pathos avec ses villes dans le brouillard et ses campagnes boueuses entourées du climat sévère qui fait flipper les étrangers ayant une seule image de la Russie : la Sibérie avec ses territoires vastes, sauvages, inhospitaliers .
J’étais très émue et parfois triste de ne plus m’y retrouver. Cette immense mocheté me manque avec ses tarés et ses routes cabossées. Comme dit l’un de mes écrivains préféré Fiodor Mihailovich Dostoïevski : « En Russie il y a deux problèmes : les abrutis et les routes ». C’est très fort et juste ce qu’il a dit, car depuis dix-neuvième siècle, c’est toujours le cas. Il y a quelque chose de touchant dans tout ça et j’ai une envie de replonger dans la lecture, mais avec la volonté de partager ce voyage.
Irina FURBY, étudiante russe, 4° année design

Un commentaire
novembre 11, 2009 à 12:55
J’ai lu un peu Victor Pelevin, il a fait un petit récit étrange qui s’appelle “Lanterne bleue” qui raconte la vie des mort-vivants par des enfants, c’est assez étonnant et absurde mais hyper fascinant et mystérieux pour moi. Ce sont des scènes quotidiennes et des conversations normales mais bizarrement ça fait froid dans le dos. C’est un génie pour broder des histoires!